BELLE DE MAMORU HOSODA, ENTRE CONTE CLASSIQUE ET SCIENCE-FICTION

Belle est le nouveau long-métrage du réalisateur japonais Mamoru Hosoda. Son nom ne vous dit peut-être rien mais vous avez sûrement déjà visionné l’un de ses films car il n’en est pas à son coup d’essai. Il a en effet déjà signé La traversée du temps en 2006, Summer Wars en 2009, Les enfants loups, Ame et Yuki en 2012, Le garçon et la bête en 2015 et Miraï ma petite soeur en 2018.

Le monsieur commence donc à être connu dans le milieu, si bien que Miraï ma petite soeur a été sélectionné il y a quelques années à la quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes. Il a réitéré l’expérience avec Belle, qui a cette fois été sélectionné en compétition officielle. Le film poursuit son chemin dans l’exagone puisqu’il a remporté le prix du jury du festival des Utopiales où il a été projeté en avant-première.

C’est à cette occasion que j’ai pu le découvrir et même le voir deux fois en l’espace de quatre jours. Les projections auxquelles j’ai assistées étaient toutes les deux en version originale étant donné que le film ne sort que le 29 décembre en France. Cependant, j’aimerais beaucoup découvrir la VF dans laquelle le personnage principal sera doublé par Louane.

Bon, tout ce contexte c’est super, mais il parle de quoi ce film ? Belle met en scène une jeune lycéenne qui manque de confiance en elle et qui a surtout arrêté de chanter lorsqu’elle a perdu sa mère. Cependant, le monde virtuel « U » qui permet à tout un chacun d’être qui il souhaite pourrait bien lui donner la possibilité de laisser à nouveau ses cordes vocales s’exprimer.

Belle est une réécriture moderne de La belle et la bête. La manière dont Mamoru Hosoda utilise ce conte lui permet de traiter des sujets d’actualité vraiment poignants et ainsi de sensibiliser à sa manière son public aux raisons pour lequelles des personnes peuvent agir d’une manière ou d’une autre. Il nous montre aussi que ce que l’on montre à l’écran n’est pas forcément la réalité et qu’un monde virtuel peut être une échapatoire pour certains.

Le monde réel et le monde virtuel se différencient assez facilement car ils n’ont clairement pas la même charte graphique. On notera tout d’abord que les personnages sont modélisés en 2D dans la réalité et en 3D dans « U ». La palette de couleurs est aussi bien plus importante dans le monde virtuel et celles-ci sont d’ailleurs plutôt chaudes au contraire du monde réel qui a des teintes plus froides et ternes.

Je pense que vous l’aurez compris, j’ai adoré le dernier long-métrage de Mamoru Hosoda que je vous encourage à découvrir dès sa sortie. Et si malgré mes efforts je ne vous ai toujours pas convaincus, je vous laisse avec un extrait de la bande originale du film qui est magnifique et que j’adore. Je vous invite d’ailleurs à la découvrir dans son intégralité !

Laissez-moi en commentaire le nom du ou des film(s) de Mamoru Hosoda que vous avez déjà eu l’occasion de visionner et de ceux qui vous tentent. Alors, hâte d’être le 29 décembre ? Les images utilisées dans cet article ne sont présentes que pour illustrer mes propos et restent la propriété de leurs auteurs respectifs.

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